Société

Gard : une détenue de 23 ans se suicide le réveillon de Noël

SUICIDE AU GARD – La détenue en question, âgée de 23 ans, avait été mise aux arrêts après avoir été
inculpé pour un homicide qui remonte à avril 2013.

Carment Bois, une détenue du centre pénitentiaire de La Talaudière, ne verra pas le nouvel an, contrairement aux autres détenus. Condamnée en octobre dernier pour homicide, la jeune femme de 23 ans s’est donné la mort dans la nuit du dimanche au lundi 24 décembre dernier. Selon les premiers éléments de l’affaire, la détenue se serait donné la mort par pendaison aux environs de 5h du matin. Elle purgeait une peine de huit ans pour avoir abattu son père en avril 2013 d’une balle dans la nuque. Les raisons qui l’ont poussé à un tel acte restent pour l’heure inconnues.

Condamnée au mois d’octobre à huit ans de prison pour homicide volontaire par les assises de Gard, la détenue Carmen Bois ne verra plus la lueur du jour. Pour cause, la jeune femme de 23 ans s’est suicidée dans la nuit du dimanche au lundi dernier dans sa cellule pénitentiaire de La Talaudière dans le Loire. Le parquet de Saint-Etienne a ordonné une enquête sur ce suicide pour le moins inexpliqué, d’autant plus que rien ne laissait paraître que la détenue souffrait d’une quelconque dépression. Selon les informations dont nous disposons, une autopsie devrait être réalisée pour en savoir d’avantage sur les circonstances de ce suicide survenu à la veille de la fête de noël dans la Gard. Pour rappel, Carmen occupait un poste d’auxiliaire d’étage au sein de la prison où elle est détenue depuis quelques années. Les avocats de la détenue s’interrogent aussi sur les raisons qui auraient pu pousser leur cliente à opter pour le suicide. Selon Me Isabelle Mimran, l’une des avocates qui la représentent, la détenue aurait probablement pris la décision de mettre fin à ses jours suite à une relation amoureuse qu’elle aurait eu avec une autre codétenue, relation qui à l’évidence aurait mal tourné. Mais il ne s’agit là que d’une théorie parmi tant d’autres. La déception des avocats est grande d’autant plus que leur cliente aurait pu bénéficier de la clémence du juge en avril prochain et recouvrer ainsi sa liberté : «C’est un profond moment de désarroi, de tristesse. Elle était libérable en mars ou avril 2019, la vie était devant elle. Elle avait été acquittée du meurtre de son père et avait été condamnée pour des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sa version avait été reconnue devant les jurés gardois. Elle part un 24 décembre, en laissant sa maman handicapée dans un fauteuil roulant. C’est une gamine qui n’a connu que des violences dans sa vie. Je suis bouleversé », a fait savoir Me Serge Billet, l’un des avocats de la défunte.

Une détenue condamnée pour parricide

Ce dernier s’était même entretenu avec sa cliente il y’a de cela quelques jours. L’enquête ouverte par le Parquet permettra d’en savoir plus sur les circonstances de ce décès survenu la veille de la fête de noël dans le centre pénitentiaire de La Talaudière. Agée de 23 ans, Carmen Bois s’est retrouvé derrière les barreaux après avoir été reconnu coupable de parricide. Le 1er avril 2016, l’ex-détenue qui avait 21 ans au moment des faits, abattait son père d’une balle dans la nuque, un père qui avait des penchants pour la violence dans le cercle familiale. Le procureur avait alors requis 10 ans pour homicide volontaire avant que la prévenue ne soit condamnée en octobre dernier à huit de réclusion ferme. Carmen Bois s’est suicidée alors qu’elle aurait pu recouvré la liberté d’ici le printemps, selon l’un de ses avocats.

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