Actualité

Alexandre Benalla entendu au Sénat sur l’utilisation des passeports diplomatiques

AFFAIRE ALEXNDRE BENALLA – L’ancien chargé de mission de l’Elysée a été auditionné lundi par le sénat dans le cadre d’une enquête sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Ce lundi au sénat, l’audition d’Alexandre Benalla a donné lieu à une véritable passe d’armes entre l’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron et le président de la commission sénatoriale d’enquête, Mr Philippe Bas. L’ancien responsable de sécurité du candidat de la République En Marche pendant la campagne présidentielle de 2017 a refusé de répondre à plusieurs questions essentielles soulevées par le sénat durant son audition ce lundi, des questions en rapport avec les conditions de détention de ses passeports diplomatiques, alors qu’il fait l’objet d’une enquête judiciaire depuis son licenciement de l’Elysée. Accablé par les interrogations, il finira par indiquer que ses passeports ont été délivrés suivant une procédure normale, sans pour autant en dire d’avantage.

Déjà mis en examen pour violences, recel de détournement d’images, Alexandre Benalla s’est de nouveau retrouvé au cœur d’un nouveau scandale à la suite d’un déplacement au Tchad fin décembre 2018. Si les raisons de ce déplacement ont très peu intéressé certains, en revanche beaucoup se sont offusqués de l’usage de passeports diplomatiques pour ce voyage en Afrique central. Ce scandale sur l’usage de ses passeports diplomatiques sera révélé par deux médias français, les quotidiens Le Monde et Médiapart. Il y’a de cela quelques jours, l’ancien chargé de Mission de l’Elysée était mis en examen pour « usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle». A cet effet, Benalla était donc devant le sénat ce lundi pour s’expliquer les circonstances de détention et d’obtention de ses passeports diplomatiques, alors qu’il avait été licencié depuis des mois de l’Elysée. Mais face à la commission d’enquête sénatoriale, l’ancien chargé de mission est resté plutôt évasif dans ses réponses : «Les conditions d’attribution, de détention et d’obtention, ainsi que de restitution de ce passeport concernent l’information judiciaire en cours…Je respecte le cadre qui m’a été conseillé par mon avocate de ne pas faire d’auto-incrimination. Dès lors que vous êtes mis en cause par la justice, toutes les déclarations que je peux faire devant vous sous serment peuvent être retenues contre moi par la justice ultérieurement. Excusez-moi, mais je ne pourrai pas répondre à cette question parce que, contrairement à ce que vous affirmez, la justice s’intéresse aux conditions de délivrance, d’obtention de l’ensemble des passeports ». Après de nombreux échanges houleux avec Philippe Bas, le président de la commission d’enquête sénatoriale, l’ancien chargé de mission de l’Elysée finit par craquer en révélant que ses passeports ont été obtenus normalement, sans toutefois en dire d’avantage sur les conditions d’obtention de ce document administratif qui lui a permis d’effectuer de nombreux voyages au cours des derniers mois. Soupçonné de « faux et usage de faux document administratif », l’ancien employé de l’Elysée risque gros dans cette affaire. Si les charges sont avérées, il encourt alors cinq ans de prison ferme et une amende d’environ 75 000 euros.

Quand la défense de Benalla explique sa stratégie au sénat

« C’était un exercice difficile après une garde à vue éprouvante. Alexandre Benalla commence à être fatigué par tous ces événements. Ce que l’on sait, et ça c’est un constat objectif, c’est que ses deux passeports n’étaient pas désactivés et j’imagine que si M. Benalla s’en est servi pour aller au Tchad, c’est qu’il savait bien qu’ils n’étaient pas désactivés. ».

Lire Commentaires

Réagir :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top